Fonge & florule

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L'Épaulette de gendarme

Phellinus pini (1) blog.jpg

Photo Yvan Bernaer

 

C'est ainsi que les Landais nomment communément ce champignon. Il est pourtant beaucoup plus fréquent sur les Pins maritimes de l'Étang de Bellebouche que sur ceux des forêts landaises, où il faut parcourir des kilomètres pour en découvrir un, de-ci, de-là.

C'est que les Pins maritimes brennoux ne sont pas aussi bien adaptés à leur milieu que ceux des Landes, ce sont des rapportés et ils se montrent bien plus fragiles et vulnérables aux attaques fungiques, dont celles de notre polypore.

Au sein du groupe complexe des Phellins1, Phellinus pini (Thore : Fries) A. Ames se démarque facilement par son habitat exclusif sur conifères2, par ses consoles en épaulette souvent fixées haut sur le tronc, et par ses pores dédaléens relativement grands pour ce genre (visibles à l'œil nu). Lorsque nous avons la chance d'en avoir un à portée de la main, sa consistance rugueuse et très dure, son chapeau brun noirâtre, craquelé, marqué de bourrelets étroits et de sillons concentriques complètent son identité.

Une fois n'est pas coutume dans le monde de la fonge : pour dénicher ce champignon, il faut marcher le nez en l'air, et regarder bien haut vers la cime des pins.

 

(5 mars 2015)

 

1   Du grec phellos : liège... bien que la plupart des espèces soient de consistance ligneuse.

2   Phellinus pini est mentionné sur diverses espèces de pins et parfois sur d'autres conifères. En Berry, je ne l'ai jamais vu ailleurs que sur des Pins maritimes, notamment sur ceux de la rive gauche de l'Étang de Bellebouche, où il est abondant.



21/03/2015
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