Fonge & florule

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L'Amanite à pierreries

Amanita gemmata 1 blog.jpg

Photo Yvan Bernaer

 

 

Rares sont les évocations du minéral en mycologie, et encore plus rares celles des pierres précieuses. Il est vrai que la plupart des champignons, par leur consistance et leurs teintes mêlées, sont à mille lieues de la dureté et des éclats des cristaux.

L'Amanite à pierreries : Amanita gemmata1, fait cependant exception. Rendons hommage à Elias Magnus Fries qui, devant les grosses verrues blanches et en relief posées sur le jaune ocre du chapeau de notre amanite, s'émerveilla et les prit pour des perles ou des diamants.

Le voile friable et blanc de l'Amanite à pierreries ne se résout pas seulement en verrues adamantines et détersiles2 sur le chapeau, il floconne également le pied et surtout confectionne en sa base une volve basse, apprimée3, entière ou déchirée, plus ou moins surmontée de bourrelets.

Considérée comme comestible autrefois, cette belle amanite fait désormais partie des champignons suspects. Son amplitude de poussée est considérable : du printemps au début de l'hiver. Elle se plait en terrain acide, sous les résineux, les hêtres et les châtaigniers.

 

(26 novembre 2015)

 

Amanita gemmata = Amanita junquillea Quélet (nom valide aujourd'hui).

Détersile (du latin detergere : nettoyer) : qui s'enlève facilement.

Apprimé (du latin pressus : pressé) : qualifie un élément assez étroitement appliqué contre un organe sans y être soudé.



27/11/2015
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